Bon les amis,

Me revoilà active après une petite période de galères informatiques. Grâce à ma bonne étoile, je suis tombée sur un réceptionniste informaticien à l'auberge de Salvador qui a passé deux jours à nettoyer, ré-installer, enregistrer et updater le bébé ordi et maintenant ça fonctionne !

Tout d'abord pour remettre les choses dans leur contexte, il faut faire un petit point. Comme vous l'aurez remarqué, j'ai changé de site, malheureusement je n'arrive pas à intégrer des phots sur le site d'Auvergne Nouveau Monde donc je m'adapte...

Ensuite, compte tenu du fait que je n'ai rien écrit depuis 15 jours je vais devoir condenser quelque peu, histoire de ne pas vous perdre au bout de la 132ème ligne. Nous sommes aujourd'hui le jeudi 13 mars 2014. Cela fait pratiquement 1 mois que je suis arrivée et le temps file beaucoup, beaucoup trop vite.

Lors de mon dernier post, j'étais à Paraty, que s'est il passé, depuis ? Et bien plein de choses. Résumons.

Acte 1 : Paraty - Ilha Grande

Après Paraty, jolie petite ville coloniale, toute en couleurs, j'ai décidé de  me rendre à Ilha Grande sur les conseils de Karen, la londonienne. Petit paradis perdu en mode remake de "La Plage", Ilha Grande est une réserve naturelle, où se mèlent, végétation tropicale, sable blanc et mer bleu turquoise... et surtout... pas de voiture... C'est rare de trouver des endroits sur terre où il n'y a pas une voiture à moins de 30 km à la ronde (en même temps c'est une île donc forcément...)

Après une traversée d'une heure en catamaran, me voilà enfin arrivée. Tout est tellement calme et paisible c'est vraiment d'une douceur de vivre inégalable. Ce qui est frappant, hormis les paysages, c'est le taux de concentration de couples. Compte-tenu des plages paradisiaques, c'est le "hot-spot" pour les lunes de miel, les vacances d'amoureux etc... résultat l'ambiance en auberge est étrange. C'est un alignement de paires, qui ne se parlent pas (bah oui au bout de deux semaines 24/24 ensemble les conversations s'amenuisent). Parallèlement, les couples ne sont pas très enclins à tisser des nouvelles relations, donc tout est calme, trop calme...

Mais bon c'est un détail. Don,c deux jours d'Ilha Grande qui se traduisent par un  mix entre, plage et randonnée. Pour accéder aux plus belles plages la marche est inévitable. Entre les singes hurleurs, les papillons,  les araignées géantes, les serpents et les moins exotiques "écureuils", on ne voit pas le temps passer.

*

Après 8km (de grimpette principalement), j'arrive à la plage de Lopes... et là, petite blague.. un immense écriteau rouge "interdiction de se baigner, courants dangereux"... mais oui bien sûr...on fait tous la même chose, c'est à dire ignorer le panneau.

En même temps, je nage généralement à 2 mètres du bord, là où la profondeur est de 50 cm... je sais qu'il m'arrive souvent des "pas de chance" mais se faire emporter par le courant quand l'eau t'arrive aux genoux,  il faudrait vraiment avoir la méga pouasse.

Acte 2 : Ilha Grande - Rio de Janeiro

Je n'avais pas prévu d'aller à Rio mais le coeur à ses raisons que la raison ignore (cf version non censurée de la traversée en cargo). Donc après une recherche assidue de logement (oui c'est un peu compliqué de trouver quelque chose de  libre la veille du carnaval...), je finis par trouver un endroit plus que sympathique. Après des retrouvailles (courtes) avec Vlado, je migre vers une autre auberge de Rio.et, je me retrouve avec une angine carabinée et 39 de fièvre. Je passe 3 jours au lit à regarder tout le monde, sortir, déguisé et rentrer, bourré,... Sigh.....Le jour du départ ça va mieux (forcément).

Et me voilà en route pour la région du Minas Gerais (le hot spot de l'esclavage et du vol organisé des richesses brésiliennes par les européens à partir du XVIIIème siècle)

Acte 3 : Rio de Janeiro - Belo Horizonte (qui signifie bel horizon mais maintenant avec tous les immeubles c'est juste moche)

Après 8 heures de route, j'arrive à mon couchsurfing. Première déception, c'est encore le carnaval, donc c'est férié, donc je peux toujours me brosser pour faire réparer l'ordi..donc mon itinéraire n'a pas de sens étant donné que je vais redescendre en direction de Rio pour visiter Ouro Preto et Tiradentes et ensuite retourner à Belo Horizonte pour prendre le bus pour Salvador (mais bon passons).

Donc me voilà chez Robson, 51 ans, guitariste, vieux garçon, ancien "sex, drugs and rock and roll", qui a vu la lumière de Dieu il y a 15 ans et qui fait désormais partie de l'Eglise Messianique du Brésil.

" Le mouvement compterait 1 million de membres. SEKAI KYUSEI KYO tente d'expurger du monde la guerre et la pauvreté en construisant un monde idéal, le Paradis sur terre, caractérisé par la vérité, la bonté, la beauté et la paix permanentes. Comme beaucoup de nouveaux mouvements religieux, la Sekai Kyusei Kyo considère être au-delà des religions. Ses 2 pratiques les plus connues sont le Johrei* et le Shizen Noho qui est une technique d'agriculture naturelle. Le Johrei* est une pratique de guérison spirituelle. Les pratiquants croient que le pouvoir de guérison de la lumière divine sort de la paume de la main des adeptes pour se répandre sur le corps malade de ceux qui ont besoin d'aide."

Résultat, il ne boit plus (flûte), ne fume plus et mange des graines. Il me propose de me faire Johrei. Je vérifie que Johrei ne signifie pas "je te tripote mine de rien" mais pas du tout. Croyez le ou pas mais, je ressens vraiment une énergie et je m'endors sur ma chaise en 3 minutes.

Ce fut la chose la plus intéressante à BH, parce que, comme n'importe quelle ville, quand c'est férié, et bien il n'y a rien à faire. Je me suis baladée mais rien de bien transcendant.

Acte 4 : Belo Horizonte - Ouro-Preto

Ouro Preto est une magnifique ville coloniale. Pour ceux qui connaissent Lyon, la Croix-Rousse c'est de la rigolade à côté. Ici tu grimpes, tu descends, mais tu grimpes surtout....La ville est organisée en petits quartiers avec chacun leur église (il y avait l'église des portugais, des esclaves, des français etc...).

J'arrive le lendemain de la fin du Carnaval, la foule est partie et nous sommes deux dans l'auberge. Moi et une dame brésilienne (si je dis une  vieille ma mère va me renier) de 61 ans. Elle décide que nous irons faire une visite guidée des églises de la ville... Je n'ai pas vraiment de plan donc pourquoi pas. Je me dis que ça me permettra de parfaire mon portugais.

Bon ce qui n'était pas prévu c'est que la "dame" s'arrête dans tous les magasins de touristes pour acheter des cochonneries. Je cherche un échappatoire et je me dis que la randonnée cascade devrait l'effrayer.. Mais non elle commence à négocier une visite guidée. Je mets les holàs tout de suite.. et je ne sais pas comment mais je me retrouve à aller visiter la mine et la petite ville de Marianna avec ma nouvelle copine pot de colle (mais très gentille).

 

Le Minas Gerais a vraiment une atmosphère particulière, le passé escalvagiste est très présent, et ça fait tout de même une drôle d'impression de circuler dans ces tunnels où des africaines ont rampé 16 heures par jour pour extraire or et diamants (qui étaient ensuite envoyer directement en Europe).

Le soir, en rentrant, je fais la connaissance de Clément, un français. Le lendemain nous décidons d'aller faire la petite randonnée cascade. On se perd, il pleut des cordes, il se fait agresser par des tiques (pas moi) mais nous rentrons sains et saufs à l'auberge.

 

Et là deux autres français, des frère et soeur. Je ne me souviens pas de leurs prénoms puisque ils étaient inventés de toute pièce. On aurait dit que les parents avaient tiré 7 lettres au hasard et s'étaient débrouiller pour former un mot..qui deviendra leur prénom (en mode chiffres et des lettres "hmm sept lettres... pas mieux"...."). Nous partons en ville nous hydrater à la caipirinha (et le regretter amèrement le lendemain).

Le lendemain, je pars direction Tiradentes. Petit "bijou" colonial (c'est Lonely Planet qui le dit, perso j'utilise pas le terme "bijou"), qui ressemble à une ville de décor de cinéma. Tout est mignon, plein de couleur, propre. Dommage il pleut non-stop mais c'est quand même très sympa. 

Il y a une forêt (tropicale) à côté, je vais m'y perdre (littéralement). Le lendemain, il faut dejà repartir et là c'est la vraie mission. Tiradentes - Sao Jao del Rei (30 minutes)- 2 heures d'attente - Belo Horizonte (4h00) - 3 heures d'attente - Salvador (25 heures).

Acte 5 : Salvador

Après un long trajet où je me suis gavée de trucs frits (une autre dame avait décidé de me nourrir pendant le trajet) et bu des bières non stop (pour parfaire ma silhouette), je suis à Salvador. Je n'ai qu'une envie c'est petit 1 : Dormir, petit 2 : Aller faire rien au bord de la plage et boire de la bière.

Je fais ça, dans cet ordre. Bonheur de la farniente. Je rencontre 3 françaises à l'auberge qui sont là pour deux mois. Super sympas (je suis obligée d'écrire ça parce que l'une d'elle m'a demandé de lire le blog donc je peux pas dire la vérité, hein Clotilde :-)

A Salvador, la fête c'est le mardi, pas ultra stratégique, vu que tu traines ta gueule de bois tout le reste de  la semaine. Nous allons à un grand concert au Pelourinho (c'était la place où l'on punissait les esclaves rebelles). C'est censé être religieux mais ce n'est pas flagrant (j'apprendrais par la suite qu'il y avait une messe avant mais nous on est arrivé en retard). Ambiance festive (pas de photo parce qu'il ne faut rien emmener compte tenu des pickpockets, c'est pas un mythe, on a vu des personnes se faire dépouiller ce soir là). La caipirinha et les bières coulent à flot. Nous rentrons à deux heures du matin.

Autant vous dire que le lendemain est une journée qui ne sert à rien. Plage, eau, purée de manioc, sieste, eau, lit.

En discutant avec les autres voyageurs, je me laisse covnaincre par la randonnée de deux jours dans le Parc Chapada Diamantina. Donc, c'est mon dernier jour sur Salvador. Heureux hasard, je reprends contact avec mon copain Clément qui vient de débarquer à Salvador. Son auberge est la porte à coté (vraiment). Je vais aller en ville, puis le rejoindre sur la plage. Ce soir, nous allons à un ballet folklorique bahianais histoire de s'imprégner de l'ambiance de Salvador.

Pour la suite de l'itiniéraire.. ça fluctue au gré des rencontres mais ça donne à peu près ça : Parque  Nacional de la Chapada Diamantina - Salvador - Japaratina - Natal - Galihnos - Fortaleza - Jericoacoara - Parque Nacional dos Lençois Maranhenses - Belem - Manaus et puis là petit changement de programme, direction Buenos Aires - On remonte vers les chutes d'Iguazu - Sao Paulo....

Bon ça fait beaucoup mais c'est faisable. litéralement. Voilà, après ce long post je vais pouvoir reprendre un rythme régulier !